Le musée du Prado fête ses 200 ans… l’excuse pour un week-end à Madrid ?

Publié le 24/04/2019

L’emblématique Musée National du Prado fête ses 200 ans cette année. Il est considéré comme l’une des plus importantes pinacothèques du monde comprenant une importante collection de peintures espagnoles, allemandes, flamandes, italiennes et françaises.

Pour fêter son bicentenaire, une superbe et exceptionnelle exposition temporaire (du 2 avril au 7 juillet 2019) de sculptures de Alberto Giacometti (1901-1966), disséminées dans les différentes salles du musée, est présentée. On y trouve notamment « l’homme qui marche » (1960), et la collection des « Grandes femmes » (1960).

Parmi les trésors incontournables du musée, vous trouverez :

« Les Ménines » de Diego Velazquez (1656), sans doute l’œuvre la plus célèbre du peintre et l’un des principaux attraits du musée du Prado. Sont présents, au centre du tableau l’infante Marguerite, fille de Philippe IV et de Marie-Anne d’Autriche, entourée des demoiselles d’honneur de la reine (les ménines) María Agustina Sarmiento et Isabel de Velasco.

« Les trois Grâces » de Pierre Paul Rubens (1636-1639), un tableau l’école flamande qui représente les trois Grâces de la mythologie grecque, Aglaé, Thalie et Euphrosyne, totalement nues. Les trois filles de Zeus symbolisent l’amour, la beauté, la fertilité et la sexualité.

L’effrayant « Les Sept Péchés capitaux et les Quatre Dernières Étapes humaines » de Jérôme Bosch (environ 1500). Quatre petits cercles, représentant la « Mort du pécheur », le « Jugement dernier », l'« Enfer » et la « Gloire », entourent un cercle plus grand représentant les sept péchés capitaux : la colère, l’envie, l'avarice, la gourmandise, la paresse, la luxure et l'orgueil. Le centre du cercle central représenterait l'œil de Dieu – qui nous surveille, au sein duquel on peut voir le Christ émergeant de sa tombe. Effrayant !

La « Maja vêtue / la Maja nue » de Francisco de Goya (1800-1808), ainsi que les « Peintures Noires » (1819-1823). La Maja vêtue et sa « sœur », La Maja nue, sont deux œuvres emblématiques du peintre espagnol. Dans ces portraits, le même personnage féminin est peint, vêtue dans l’un, dévêtue dans l’autre, ce qui déchaîna la polémique et, ayant été jugés obscènes, furent saisis par le tribunal de l’Inquisition. Ce n’est qu’en 1901 qu’ils furent finalement exposés au musée du Prado.

 

Une fois à Madrid pour ce bicentenaire, il ne faut pas oublier le Musée de la Reine Sofia, tout aussi incontournable, puisqu’il abrite le fabuleux Guernica de Pablo Picasso (1937), icône de l’art espagnol​ du XXe siècle, peint un mois après le bombardement de la ville de Guernica (Pays Basque) par les avions allemands de la Légion Condor et l’Aviazione Legionaria italienne. Le musée présente également quelques intéressantes œuvres de Salvador Dali, ainsi qu’une belle collection de Juan Gris.

Une belle balade dans le Parc du Retiro vous amènera au Palais de Cristal, au cœur du parc, où sont présentées des œuvres de Charles Ray (1953) pendant tout l’été, des personnages habitant l’espace de façon incongrue, moulages de silicone blanc, lisses et parfaits, statiques, classique et dé-idéalisés, subtiles et paradoxaux à la fois.

 

Et surtout, ce bicentenaire est l’occasion de visiter cette ville royale, la Plaza Mayor, le Palais Royal, la cathédrale de la Almuneda, le marché San Miguel, le quartier de La Latina ou de Malasana, un verre à la terrasse du Circulo de la Bellas Artes, déambuler dans le parc du Retiro… Une excuse toute trouvée pour combiner culture et plaisir !

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